Nombre total de pages vues

samedi 20 décembre 2014

Halsou - Haltsu

Dans la province du Labourd, Halsou, Haltsu en basque qui signifie "aulnaie": le village est situé sur les bords de la Nive, le sol est humide et les aulnes y poussent abondamment.

Les habitants du village d'Halsou sont les Haltsuars.




Halsou de nos jours

Halsou de nos jours

jeudi 18 décembre 2014

Bilbao - Bilbo


Bilbao, Bilbo en basque a été fondée par Diego Lopez V de Haro, seigneur de Biscaye. Un village et un port existaient déjà avant cette date sur la rive droite du Nervion et des traces de peuplement datant d'environ 2000 ans ont été retrouvées en haut du mont Malmasín.

Des gisements de fer sont découverts dans les collines entourant la ville. La croissance de la ville et le développement du commerce lié à la révolution industrielle entraînent le développement des activités de soutien création du Banco de Bilbao en 1857, de la bourse de Bilbao en 1890, de la première ligne de chemin de fer pour le transport du minerai en 1865. En matière d'urbanisme, la croissance de la ville entraîne la planification de la construction d'un nouveau quartier, Ensanche, au moment de l'annexion du village d'Abando en 1876 qui permet de doubler la superficie de la ville. Enfin, en 1886, l'Université de Deusto, la première université de la ville est établie. La richesse économique de la ville explique pourquoi la ville fut assiégée à quatre reprise lors des guerres carlistes, mais elle ne fut jamais conquise.
Au début du XXème siècle, la ville est l'une des plus riches d'Espagne et de nombreuses grandes compagnies s'y établissent : Euskalduna en 1900 (construction de bateaux), Hidroeléctrica Ibérica (l'actuel Iberdrola, qui apportait l'énergie électrique dans la ville en 1904), Altos Hornos de Viscaya en 1902 (appartenant actuellement au groupe Arcelor depuis la disparition d'Aceralia.

La crise industrielle des années 1980 a jusqu'à récemment donné à Bilbao l'image d'une ville polluée et constituée de nombreuses friches industrielles. Bilbao entame sa renaissance en 1989 en lançant un vaste plan de revitalisation urbaine. L’effort financier est considérable : 735 millions d’euros sont investis par « Bilbao Ria 2000 », une société anonyme qui compte pour actionnaires le gouvernement basque, la province de Biscaye et les municipalités concernées.
La métamorphose de Bilbao n’est pas achevée. La ville continue d’évoluer de manière ambitieuse en misant notamment sur l’innovation et la connaissance.











Bilbao de nos jours

Bilbao de nos jours

Bilbao de nos jours

mardi 16 décembre 2014

La Gare du Midi à Biarritz



L'impératrice Eugénie ne voulait pour rien au monde une grande station de chemin de fer trop près du centre ville de Biarritz. On construisit donc, en 1864, une gare au quartier de La Négresse.

Mais au début du XXe siècle les trois kilomètres séparant la Négresse et le centre ville étaient un lourd handicap pour une station aussi moderne que Biarritz.
Après d'âpres discussions, on décida de créer une liaison. Il fallut qu'une déclaration d'utilité publique fût adoptée par le Sénat en 1905. Les travaux démarrèrent en 1906 (architecte Adolphe Dervaux).

Il fallut aménager la voie qui traverse une partie de Biarritz et notamment percer un tunnel de 260 mètres de long. Le chantier dura Cinq ans au lieu des deux années prévues.

Dès son inauguration en 1912, des trains à vapeur vinrent déverser un flot de voyageurs et de célébrités en plein centre ville. Elle sera peu à peu vouée au seul trafic d'omnibus.

Fermée en 1980, la magnifique gare de Biarritz Ville, bâtie dans le style Art nouveau, restera longtemps à l'abandon.
En 1990, après d'énormes travaux, le Palais des Festivals, rebaptisé depuis Gare du Midi verra le jour.

Sources : Monique & Julie Beaufils - Biarritz - mémoires en images - Didier Janssoone - Biarritz la Gare du Midi



La Gare de la Négresse

La Gare de Biarritz Ville en construction

La Gare de Biarritz Ville en construction

La Gare de Biarritz Ville en construction






Début des années 1980

Début des années 1980

Début des années 1980

Fin des années 80

En 2014

En 2014

La Gare du Midi en 2014


dimanche 14 décembre 2014

Pour Noël un beau DVD a mettre au pied du sapin

Pour Noël un beau DVD a mettre au pied du sapin : Bayonne, Anglet, Biarritz Autrefois.
En vente au prix de 15 euros à : Librairie Elkar Bayonne, Librairie Jakin Bayonne, Office de Tourisme Bayonne, Maison de la Presse Darrigade Biarritz, Librairie Louis XIV St Jean de Luz.




samedi 13 décembre 2014

Le naufrage du Padosa à Biarritz


C'était dans la nuit du 14 décembre 1907. Le trois-mâts suédois "Padosa" venait rompre sa coque sur les rochers au large de la Grande Plage. Ce soir de tempête a marqué l'histoire de Biarritz.

Dans la soirée du 14 décembre, alors que la nuit était déjà tombée, un feu apparut au loin indiquant la proximité de la côte. Aussitôt à bord furent allumés des feux et l'équipage fit retentir la sirène de détresse. Tout proche de la côte, le "Padosa" se présentait maintenant face à la Grande Plage de Biarritz, quand soudain, vers 19 h, dans la nuit, le navire cogna une roche. C'était la Roche Plate, à environ 600 m de la terre ferme. Aussitôt, le navire fut entouré des bouillonnements des terribles brisants. Sur la rive, les Biarrots avaient allumé de grands feux et dressaient les machines à fusées pour lancer des amarres, mais ces dernières tirées en direction du navire n'atteignirent pas leur objectif à temps. Le septième tir atteignit finalement le navire, mais il était déjà trop tard pour espérer sauver les marins à partir de ce moyen. Les sauveteurs étaient impuissants et n'avaient pas de canot de sauvetage, d'ailleurs vu la force des vagues et des brisants, est-ce que cela aurait été possible ?

Alors que le navire se disloquait sous les coups de boutoir de l'Océan, sans en recevoir l'ordre de son capitaine, le subrécargue se jeta à l'eau avec un filin. Il tenta de rejoindre à la nage le rivage, mais très vite il se noya, submergé et englouti par les flots. Le capitaine donna l'ordre de mettre une chaloupe à la mer, avec deux hommes à bord, mais une vague écrasa furieusement le canot contre la coque du navire. Le reste de l'équipage eut de la peine à hisser les deux marins à bord. À son tour le capitaine plongea avec un filin, mais les vagues plus fortes l'épuisèrent aussitôt. Il fut hâlé avec peine par son équipage.

Au fur et à mesure que les minutes passaient, le navire se disloquait davantage puis, vers 23 h, il éclata sous les coups des brisants. Les sauveteurs attachés à des filins et accrochés à des bouées s'élancèrent dans les flots furieux pour tenter de sauver les hommes d'équipage qui surnageaient au milieu des épaves flottantes qui étaient projetées par les flots. À la lumière des projecteurs allumés sur les terrasses de l'hôtel du Palais, les sauveteurs et guides baigneurs, sous les ordres du célèbre Joseph Fourquet dit "Carcabueno" s'élancèrent, encordés, dans les flots, avec des cordages et des bouées. Les frères Lafitte tentèrent d'utiliser leur petite chaloupe pour porter assistance. Un à un, huit membres d'équipage – dont l'un malheureusement décéda quelques minutes après sa sortie de l'eau – s'échouèrent sur le rivage. Du côté de la plage Bernain, Jean l'Église, membre du Comité de Sauvetage de Biarritz, maintenu tête en bas par les jambes le long du quai, réussit à sortir de l'eau trois marins. Blessé à l'abdomen, il fut hospitalisé pendant dix jours. De leur côté, des spectateurs tentèrent également de porter secours. Ainsi James Caulfield, commandant en retraite de la marine anglaise, n'hésita pas à se jeter dans les flots.

Le capitaine et six marins furent donc repêchés et soignés. Il s'agissait du capitaine Martin Björk, de son second Jungman Gustaf, du stewart D.H. Sonden, du novice Elvin Johansson, A. Olsen, des matelots H. Lindberg et J. Dandersson. Un autre marin fut repêché mais succomba à ses blessures, John Johansson, âgé de 19 ans. Le subrécargue et deux autres matelots avaient disparu dans les flots : Carl Gustaf Eriksson, Wander et Harald Persson. Le lendemain, l'Océan rejeta sur la plage les corps des marins noyés. Les jours suivants la Grande Plage fut couverte des épaves du "Padosa". On apercevait des morceaux entiers de bordées, des tonneaux, des portes, des planches et madriers ainsi que la chaloupe de sauvetage.
Le Padosa





jeudi 11 décembre 2014

L'hippodrome de la Barre à Anglet


Un peu avant, en 1870, il est décidé l'édification d'un hippodrome sur les sables près de l'embouchure de l'Adour à Anglet afin de développer une nouvelle zone de loisirs et de tourisme sur le site actuel de La Barre. 
L'hippodrome comprendra une cinquantaine d'hectares utilisés jusqu'alors pour la culture de la vigne et pour quelques maraichages. 
Sa création est due à un cousin du maire de Bayonne, Félix Labat, soutenu par un anglais, Lord Howden, propriétaire du château de Caradoc à Bayonne. 
L'hippodrome et ses courses devient un des endroits de distractions les plus en vogue sur la côte basque. C'est le rendez-vous de tout le « gotha » de l'époque qui vient pour se montrer dans les élégantes tribunes.
fermé à la fin des années 70 et détruit à la fin des années 80.







photo Bernard Cabrol - ADALA

photo Bernard Cabrol - ADALA


Le site de l'hippodrome en 2014

Le site de l'hippodrome en 2014