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samedi 28 mars 2015

Les rues de Bayonne : Quai Amiral Jauréguiberry

Né à Bayonne en 1815, mort à Paris en 1887, Jean-Bernard Jauréguiberry eut une carrière époustouflante. Après l'Ecole Navale, il se distingue en Crimée, puis va se battre en Chine et en Indochine.
Capitaine de vaisseau à 35ans, il est à 44ans, contre amiral et gouverneur du Sénégal. Pendant la guerre de 1870, il revient en France et commande des troupes terrestres, organisant les lignes de défense en Normandie et en Brie.
En 1871, il est élu député des Basses Pyrénées mais démissionne pour devenir préfet maritime de Toulon.
En 1879, il est nommé sénateur inamovible, puis en tant que ministre de la Marine en 1879 - 1880 et 1882 - 1883, il jouera un rôle déterminant dans la reconstruction et la réorganisation de la flotte française.

Son nom a été donné à l'ancien quai des Basques, ainsi nommé parce qu'il accueillait les embarcations venues par la Nive.

Source : Les rues de Bayonne de Raymond Chabaud


Amiral Jean-Bernard Jauréguiberry



Le quai Amiral Jauréguiberry de nos jours




jeudi 26 mars 2015

Le fronton du Brun à Anglet

La place Lamothe à Anglet a bien changé depuis le temps où Chiquito de Cambo (1881 - 1950) frappait la pelote sur le fronton du Brun (aujourd'hui dans l'école Jules Ferry).

Séduit par le jeu des grands pelotaris qu'il voyait à Cambo les Bains, Bernard Danglade, conseiller municipal, fit construire un fronton dans sa propriété. Le fronton fut édifié dans le verger dit du "Brun" et l'inauguration eut lieu le 1er août 1899.

Le fronton du Brun vit plusieurs souverains, comme le roi d'Espagne et Edouard VII d'Angleterre, assister à de mémorables parties notamment celle qui consacra la victoire de Chiquito de Cambo sur le géant de l'époque José Arrué. Ces parties drainaient à Anglet des foules enthousiastes, le tramway organisait un arrêt le long de la route.







Le roi d'Angleterre Edouard VII et Chiquito de Cambo



Le fronton du Brun de nos jours

Le fronton du Brun de nos jours


mardi 24 mars 2015

Le thermalisme à Cambo les Bains

Le développement de Cambo les Bains est lié à celui du thermalisme et du traitement des affections pulmonaires.

Au 19ème siècle, le climatisme a permis un essor important de la petite ville et à étendre sa réputation. 
En 1900, Edmond Rostand, atteint de pleurésie, décida sur les conseils de son médecin de venir profiter du climat de la cité basque. La présence de l'auteur de "Cyrano" à Cambo attira de nombreuses personnalités du monde littéraire, artistique et politique, et le rayonnement de Cambo les Bains s'étendit très largement.

Le début du XXème siècle fut marqué également par la création de nombreuses maisons de santé qui consacrait la vocation spécifique de la cité climatique, et ces établissements se sont adaptés à l'évolution des thérapeutiques.










samedi 21 mars 2015

Le Pont de l'Aveugle

Le Pont de l'Aveugle marque la limite entre Bayonne et Anglet, il fut longtemps l'emplacement d'un octroi ce qui obligeait chaque passant à s'arrêter et à acquitter, éventuellement une taxe.
Un aveugle, jugeant la position stratégique, s'y était installé pour demander la charité.
Le pont fut vite connu sous ce sobriquet qui lui est resté.

Source : Les rues de Bayonne de Raymond Chabaud



Le Pont de l'Aveugle de nos jours

jeudi 19 mars 2015

Licq-Athérey - Ligi-Atherei

En Haute Soule le village de Licq-Athérey en basque Ligi Atherei.
Le nom de Licq viendrait de liki tsu qui signifie "amas d'alluvions", ce qui correspond au lieu puisque ce village se trouve sur le cours du Saison qui se constitue par la confluence des gaves de Larrau et Sainte-Engrâce.
Athérey viendrait du basque atha ira hegi qui se traduit par "bord du domaine du passage".

Licq s'est réunie avec Athérey en 1843 pour devenir Licq-Athérey. Les habitants de la commune sont les Ligiars.








Licq-Athérey de nos jours
                                                      

mardi 17 mars 2015

L'attelage de boeufs

L'attelage a toujours été soigné au Pays basque. Attelages de chevaux lourds, de mules, mais surtout de boeufs. Car, pour ce qui est de la puissance et de l'endurance, le boeuf est difficile à égaler.
Pour cette raison, les Basques ont toujours mis ces animaux en vedette et les ont protégés, décorés, pour mieux les faire travailler.
Les nombreuses cartes postales du début du XXème siècle attestent de la fierté des paysans et des bouviers à mettre en place les systèmes de protection élaborés et décoratifs sur leur bêtes de trait.
Avec eux, la traction bovine confine à l'art, et il existe une incontestable recherche de l'esthétique et un désir non dissimulé d'afficher un plus bel attelage que son voisin.

Source : François Trasbot - Bayonne d'antan