Nombre total de pages vues

samedi 31 janvier 2015

La Roseraie à Bidart


En 1911, le Baron Albert de l'Espée vend le château d'Ilbaritz en exigeant de ne rien toucher au domaine. A sa mort en 1918 le domaine est vendu et morcelé.

Entre 1926 et 1928 va être construit pour Alexandre Stavisky* (1886 - 1934) dit le beau Sacha  un colossal hôtel casino "La Roseraie" (architecte Joseph Hiriart). Cet ensemble a été qualifié de plus bel ensemble Art-Déco de la Côte basque.
L'hôtel casino paraissait promis à un brillant avenir. La crise économique de 1929 va ruiner ce magnifique ensemble. La Roseraie ne se révèle pas une affaire rentable et doit définitivement fermer ses portes.
De 1937 à 1939, le bâtiment devient un hôpital puis un centre de rééducation des mutilés du gouvernement d'Euskadi.
Après guerre le bâtiment sera transformer en colonie de vacance.
De nos jours le bâtiment a était diviser en appartement location de vacances. 

*L'affaire Stavisky est une crise politico-économique française survenue en janvier 1934, succédant au décès dans des circonstances mystérieuses d'Alexandre Stavisky. Ce scandale symbolisa la crise d'un régime instable soupçonné de corruption et contribua à la chute du gouvernement Camille Chautemps et au déclenchement des émeutes antiparlementaires du 6 février 1934.
Le 25 décembre 1933, sur ordre du sous-préfet Antelme, le directeur du Crédit Municipal de Bayonne Gustave Tissier fut arrêté pour fraude et mise en circulation de faux bons au porteur pour un montant de 25 millions de francs. On découvrit rapidement que Tissier n'était que l'exécutant du fondateur du Crédit communal, Alexandre Stavisky, qui avait organisé cette fraude sous la surveillance complice du député maire de Bayonne et  président du conseil d'administration du Crédit Municipal, Dominique Joseph Garat (1872 - 1944) qui sera condamné à deux ans de prison. Stavisky avait été poursuivi pour fraude à plusieurs reprises au cours des années précédentes et relaxé 19 fois.À la suite de cette arrestation, et en raison des liens étroits existant entre ces escrocs et des personnalités, le sous-préfet Antelme sera démis de ses fonctions.









    
                                    
La Roseraie de nos jours

jeudi 29 janvier 2015

Les Forges de l'Adour


En 1881, le directeur de la Compagnie des Hauts Fourneaux, Forges et Aciéries de la Marine et des Chemins de fer, Claudius Magnin, achète quatre cents hectares de forêt pour y construire un complexe sidérurgique. Les Forges de l’Adour deviennent rapidement la plus importante entreprise sidérurgique régionale : c’est une véritable révolution pour les  villes de Boucau et Tarnos.
En 1883, après deux années de travaux, le premier fourneau commence la production de fonte, de rails, d’aciers laminés et de combustible. Les chantiers s’étendent sur 26 hectares, limités d’un côté par l’Adour, de l’autre par une forêt de pins appartenant à la Compagnie.
Le choix du site de Boucau - Tarnos tient à la facilité de l’approvisionnement, grâce à la combinaison de la voie maritime, de la voie de chemin de fer et de la proximité de l’Espagne, productrice de minerais de fer. Cette situation géographique permet à l’usine de mettre en place des échanges maritimes internationaux intenses avec les ports anglais (pour leur charbon) ainsi qu’avec Bilbao (pour les minerais de fer des Asturies). Les Forges maintiennent également leur activité commerciale grâce à la desserte ferroviaire, reliée au chemin de fer Paris-Bayonne.
L’usine des Forges de l'Adour, qui représente entre 700 000 et 1 300 000 tonnes du trafic portuaire de l’Adour, compte entre mille cinq cents et deux mille employés (ouvriers, employés, cadres et ingénieurs). Le complexe sidérurgique, unique dans le Sud-Ouest français, devient une véritable cité dans la ville. La renommée est telle qu’en 1891, le Président de la République française, Sadi Carnot, visite le site. Les Forges se maintiennent à la tête du marché national jusque dans les années 1920.
Lors de la Première Guerre mondiale, l’usine sidérurgique déploie un effort maximum afin de soutenir le pays. Les représailles se manifestent par une canonnade du site des Forges par un sous-marin allemand, en février 1917.
L’entre-deux-guerres marque le début de la récession aux Forges, qui perdent progressivement le marché de la sidérurgie. Une concurrence trop forte oblige la Compagnie à trouver de nouveaux débouchés. D’année en année, la Société décline jusqu’à présenter un bilan déficitaire. Les journalistes de l’époque parlent « d’un anachronisme sidérurgique », et, le 5 juillet 1965, la fermeture des Forges est définitivement prononcée.
La Compagnie cède au département des Landes environ 50 hectares de son patrimoine. L’église est vendue à l’association diocésaine de Dax. Le souci dominant est le reclassement des ouvriers de la Forge, qui trouvent de nouveaux employeurs dans la nouvelle zone industrielle, dynamisée à partir de 1965.
Source visites.aquitaine.fr






mardi 27 janvier 2015

St Jean Pied de Port d'hier à aujourd'hui


La statue du monument *Floquet (carte postale), ce monument inaugurés le dimanche 10 juillet 1910 est symbolique de la modernisation de Saint Jean Pied de Port. L'accroissement du trafic et l'apparition des premiers véhicules à moteur ont conduit à la construction du nouveau pont en 1906, à l'emplacement de l'ancien gué.

*Charles Floquet est né le 5 octobre 1828 à St Jean Pied de Port avocat au barreau de Paris, plusieurs fois député, préfet, sénateur, ministre et président du Conseil.

samedi 24 janvier 2015

Came - Akamarre - Càmer


En pays charnégou, Came est l'un des villages les plus étendus de France, et on en retrouve mention pour la première fois dès le XIe siècle, vers 1072. Le village a été très marqué par l’influence des Gramont. La famille de Gramont est présente sur les bords de la Bidouze depuis 1040, et devint une des familles les plus influentes de la région. Suite au mariage de Arnaud-Raymond de Gramont à Agnès de Came, au XVe siècle, on érigea un château sur la crête dominant la Bidouze. Ce château de Came fut le pavillon de chasse du Duc, et servait de refuge, l’été, à la reine d'Espagne Marie-Anne de Neubourg exilée à Bayonne.
D'après Brigitte Jobbé-Duval (dictionnaire des noms de lieux Pyrénées Atlantiques), le nom basque de Came "Akamarre" pourrait venir de akher, qui signifie bouc, et barre qui signifie intérieur, inférieur. On peut donc imaginer un lieu marqué par la sorcellerie. Son nom gascon est Càmer.
Les habitants de Came sont les Camots ou Akamartars en basque.





Came de nos jours

Came de nos jours

mardi 20 janvier 2015

La pegarra

Qui chante en allant à la fontaine et pleure en revenant à la maison ? demande une vieille énigme basque - La cruche ! (Ithurriratekoan khantaz eta nigarrez ? - Pegarra).

Jusqu'à la moitié du XXe siècle l'eau courante n'était pas installée dans les maisons de certains coins du Pays basque, et la seule source d'eau chaude provenait d'un seau accroché à longueur de journée au dessus de l'âtre.

Le portage sur la tête des femmes était généralisé jusqu'au début du XXe siècle, que ce soit pour l'eau de la fontaine ou des sources, ou le transport du linge au lavoir, ou encore pour porter des denrées alimentaires dans de lourds paniers.












samedi 17 janvier 2015

Sare, le quartier Ihalar - Petit Paris

Implanté sur une petite colline, ce quartier est peut-être le noyau primitif de la paroisse. L'alignement très particulier de ses maisons, de part et d'autre de la rue principale, lui donne un aspect typique de village rue. Cette disposition correspond à l'apparition des bastides au XIII e siècles.

Le quartier Ihalar de Sare fut lieu de cantonnement des troupes envoyées par le roi Louis-Philippe, lors des guerres carlistes, afin de verrouiller la frontière et d'éviter tout débordement de ce conflit sur le sol français. Le quartier porte depuis le surnom de "Petit-Paris".




Le quartier Ihalar - Petit-Paris de nos jours